En étudiant la structure de la mafia, on peut affirmer qu'elle est une société parallèle à la nôtre, ayant une organisation et une hiérarchie préétablies qui servent à préserver l'ordre. En effet, on définit la mafia comme une « association clandestine à portée internationale, fortement hiérarchisée et capable de résister au temps, avec une tradition, des rites et des règles qui lui sont propres. Elle vise à acquérir par la corruption et la violence une richesse et un pouvoir illicite, et cela grâce à la complicité des autorités en place. » (1)
Structure interne
Les origines
Source de l'image: www.osa.sfasu.edu/ saa/mafia.jpg
Source: http://mafia.pescz.cz/ pozadi/Mafia.JPG Le phénomène de la mafia apparu en Sicile durant le XIXe siècle. À cette époque, l'île est contrôlée par des puissances étrangères tels que le monde arabe, l'Autriche, l'Espagne, la France...Un groupe, qui deviendra la première mafia, prendra le contrôle des terres par la force. Ils réussissent à garder le contrôle sur le patrimoine et les entreprises grâce à l'intimidation, aidé par des partis politiques. Durant la Deuxième Guerre mondiale, les fascistes malmènent l'organisation mafieuse sicilienne. Ce sont les Alliés qui aideront la mafia à regagner son prestige. Déjà, l'organisation sert de collecteur de votes en faveur des partis conservateurs, notamment le parti de la Démocratie chrétienne. On voit ici que dès ses débuts, la mafia se joint au pouvoir politique et cléricale pour s'assurer une certaine stabilité.
Dans ses premières années de création, la mafia se limitait au contrôle du monde rural et des richesses foncières et agricoles. Bien vite, la puissance des parrains investit la ville en créant un contrôle dans les secteurs de l'immobilier, des travaux publics et de la contrebande. Ce n'est que durant les années 70 que la mafia a commencé à investir le terrain les narcotiques. À partir de ce moment, le parrain revêt beaucoup plus les caractéristiques d'un homme d'affaire et le désir de l'argent l'emporte sur la morale traditionnelle.
Hierarchie
Au sommet de la pyramide de la hiérarchie mafieuse sicilienne ou Cosa Nostra, se trouve la Cupola ou commission interrégionale, qui représente le parrain des parrains. Juste dessous, on retrouve les parrains ou patrons des familles. Chaque famille contrôle un territoire donné. Ceux-ci dirigent une série de chefs et de sous-chefs qui sont tous des hommes d'honneur, c'est-à-dire des initiés. Au bas de la pyramide se trouve les « soldats », utilisés comme hommes de main. Dans les années 80, on comptait environ 25 familles Cupola siciliennes dont 5 à New York(Bonanno, Colombo, Gambino, Lucchesse et Genovese) et une à Chicago (Outfit).
Système de valeurs
À la base de chaque famille, le parrain agit comme le pilier, le gardien des valeurs. Il aime la hiérarchie, la famille, les rites et la religion. Il est en général très peu réformiste et contre les révolutions. Il base en effet son pouvoir surtout sur la médiation qu'il applique sur ses concurrents directs, les autorités et au sein même de sa famille. Son charisme et sa maîtrise de l'art de la médiation lui permettent de garder son autorité sans se baser seulement sur l'intimidation et sur le sens de l'ordre. Pour les hommes d'honneur, comme pour tous les mafieux, le pouvoir est basé sur l'intimidation et la violence. Il leur faut, en tout temps, joindre la parole à l'acte sans quoi ils seront perçus comme faibles. La mafia représente la protection et se base sur la loi du silence, l'Omertà. Comme mentionné plus haut, les mafieux sont grandement religieux ce qui est perceptible dans le rite initiatique des hommes d'honneur. « En effet, c'est en tenant entre ses mains une image pieuse, barbouillée de son sang et à laquelle on a mis le feu, que l'invité prononce son serment solennel : il jure de ne pas trahir les règles de la Cosa Nostra, sauf à brûler lui aussi comme cette image. » (2) On reconnaît dans la présence de tous leurs rites, traditions et valeurs que la mafia compose une véritable société, regroupant toutes les caractéristiques nécessaires.
Leurs activités économiques
Source:http://www.judiciary
.state.nj.us/hudson/
images/money.jpg Voici les deux principales activités économiques de la mafia :
Trafic de narcotique : le trafic de narcotique permet de considérer l'ampleur de l'influence des profits des activités économiques mafieuses. En fait, le département de statistiques du Fond Monétaire International estime le chiffre d'affaire annuel des activités mafieuses du monde entre 700 et 1000 milliards de dollars américains dont près de 400 milliards pour le trafic de narcotique. Comme la plupart d'entre nous le savons déjà, la principale activité économique de la mafia est le trafic de narcotique. En fait, cette activité est à la base de toute une structure de réinvestissements et de créations de profits. Donc, le trafic de narcotique génère une grosse somme de profits. Une partie de ces profits seront réinvestit directement à l'intérieur du marché noir, une partie sera non blanchit et une autre partie sera investit dans l'économie, soit dans le marché légal. Dans le tableau suivant, on voit bien la répartition de l'argent.
Le blanchiment : la façon de faire se nomme le blanchiment. Ce processus se fait en trois étapes : le placement, l'empilage et l'intégration.
La première étape, aussi appelée phase de conversion, consiste à convertir l'argent illicite sous d'autres formes comme le « dépôt sur des comptes bancaires d'hommes de paille [et l'] acquisition d'objets précieux facilement négociables partout dans le monde [...]. La conversion est parfois précédée d'une phase d'évasion » (3) qui consiste à déplacer l'argent, souvent dans un autre pays, avant d'effectuer la conversion qui constitue la phase la plus dangereuse du blanchiment.
La deuxième phase, l'empilage, constitue à dissimuler les profits par le placement dans des sociétés commerciales, tels que les restaurants, la bourse ou l'immobilier. L'avantage de ces milieux est, qu'à leurs tours, ils génèreront des profits. La plupart des investissements ne pourront pas être retrouvés grâce à l'informatique (virements bancaires sur Internet). À cette étape, l'argent peut être investit dans des sociétés illicites comme licites.
La dernière étape est l'intégration des profits dans des affaires complètement légales. À ce point, le blanchiment est complété et il sera alors impossible de retracer les profits du trafic de narcotique comme les profits des investissements fait avec cet argent, dans l'économie internationale.
Leur rapport avec le pouvoir
Source: www.lynbrook.k12.ny.us/.../ newbooks/mafia.jpg
Leur préférence politique
La mafia exerce une grande influence sur la politique dans notre société principalement grâce à la corruption qu'ils ont réussit à établir sur les partis au pouvoir. Il faut toujours se rappeler que la mafia n'endosse aucun parti politique précis, plutôt le parti au pouvoir. La seule préférence pouvant être notée serait les partis à idéologies conservatrices ou à caractère catholique.
Objectifs
Pour la mafia, la corruption du pouvoir politique est un exercice purement fonctionnel. L'organisation « ne cherch[e] pas à gouverner le monde, [elle veut] le contrôler. prendre le pouvoir mais s'en servir pour s'enrichir. » (4) La corruption a pour finalité de s'assurer des avantages en obtenant de l'information, des dérogations, des marchés et des autorisations.
Les deux raisons d'être de la corruption de la mafia sont la défense et le fonctionnel. Pour s'assurer la défense, la mafia corrompt principalement les fonctionnaires et le corps policier. La deuxième raison réside dans la corruption du pouvoir politique, du pouvoir de décision qui constitue le principal aspect de cette activité.
Procédures
Dès les élections, la mafia s'allie au parti politique en lui prêtant de l'argent (primordial en temps de campagne électorale) et en exerçant un certain contrôle des votes. Une fois l'élection remportée, le parti politique au pouvoir a désormais une dette envers la mafia, non seulement pour le remboursement du prêt mais aussi par rapport aux déplacements de magistrats ou fonctionnaires gênants exécutés par la mafia.
Dans tout le phénomène de la corruption politique, la mafia n'est en fait qu'un intermédiaire entre l'autorité et les entreprises. Tous y gagnent dans ces transactions. Le pouvoir politique s'assure l'électorat par la mafia. Les entreprises se font entendrent par le pouvoir politique et s'assurent la protection de la mafia. En fait, ils n'auraient pas besoin de cette protection s'ils n'avaient pas fait affaire avec la mafia en premier lieu. En effet, la mafia utilisera les entreprises, en prétextant le retour de service, pour ses activités illicites. Donc sans la mafia, les entreprises n'auraient pas glissé vers l'illégalité et n'auraient ainsi pas eu besoin de la protection de la mafia. On comprend que la grande gagnante dans cette transaction est la mafia. Elle s'assure la protection politique et toutes les obtentions mentionnées plus haut et s'attribue de nouveaux marchés à inclure dans leur blanchiment. On voit clairement que la mafia ne fait rien qui ne lui rapporte pas un avantage non négligeable
Structure interne
Les origines
Source de l'image: www.osa.sfasu.edu/ saa/mafia.jpg
Source: http://mafia.pescz.cz/ pozadi/Mafia.JPG Le phénomène de la mafia apparu en Sicile durant le XIXe siècle. À cette époque, l'île est contrôlée par des puissances étrangères tels que le monde arabe, l'Autriche, l'Espagne, la France...Un groupe, qui deviendra la première mafia, prendra le contrôle des terres par la force. Ils réussissent à garder le contrôle sur le patrimoine et les entreprises grâce à l'intimidation, aidé par des partis politiques. Durant la Deuxième Guerre mondiale, les fascistes malmènent l'organisation mafieuse sicilienne. Ce sont les Alliés qui aideront la mafia à regagner son prestige. Déjà, l'organisation sert de collecteur de votes en faveur des partis conservateurs, notamment le parti de la Démocratie chrétienne. On voit ici que dès ses débuts, la mafia se joint au pouvoir politique et cléricale pour s'assurer une certaine stabilité.
Dans ses premières années de création, la mafia se limitait au contrôle du monde rural et des richesses foncières et agricoles. Bien vite, la puissance des parrains investit la ville en créant un contrôle dans les secteurs de l'immobilier, des travaux publics et de la contrebande. Ce n'est que durant les années 70 que la mafia a commencé à investir le terrain les narcotiques. À partir de ce moment, le parrain revêt beaucoup plus les caractéristiques d'un homme d'affaire et le désir de l'argent l'emporte sur la morale traditionnelle.
Hierarchie
Au sommet de la pyramide de la hiérarchie mafieuse sicilienne ou Cosa Nostra, se trouve la Cupola ou commission interrégionale, qui représente le parrain des parrains. Juste dessous, on retrouve les parrains ou patrons des familles. Chaque famille contrôle un territoire donné. Ceux-ci dirigent une série de chefs et de sous-chefs qui sont tous des hommes d'honneur, c'est-à-dire des initiés. Au bas de la pyramide se trouve les « soldats », utilisés comme hommes de main. Dans les années 80, on comptait environ 25 familles Cupola siciliennes dont 5 à New York(Bonanno, Colombo, Gambino, Lucchesse et Genovese) et une à Chicago (Outfit).
Système de valeurs
À la base de chaque famille, le parrain agit comme le pilier, le gardien des valeurs. Il aime la hiérarchie, la famille, les rites et la religion. Il est en général très peu réformiste et contre les révolutions. Il base en effet son pouvoir surtout sur la médiation qu'il applique sur ses concurrents directs, les autorités et au sein même de sa famille. Son charisme et sa maîtrise de l'art de la médiation lui permettent de garder son autorité sans se baser seulement sur l'intimidation et sur le sens de l'ordre. Pour les hommes d'honneur, comme pour tous les mafieux, le pouvoir est basé sur l'intimidation et la violence. Il leur faut, en tout temps, joindre la parole à l'acte sans quoi ils seront perçus comme faibles. La mafia représente la protection et se base sur la loi du silence, l'Omertà. Comme mentionné plus haut, les mafieux sont grandement religieux ce qui est perceptible dans le rite initiatique des hommes d'honneur. « En effet, c'est en tenant entre ses mains une image pieuse, barbouillée de son sang et à laquelle on a mis le feu, que l'invité prononce son serment solennel : il jure de ne pas trahir les règles de la Cosa Nostra, sauf à brûler lui aussi comme cette image. » (2) On reconnaît dans la présence de tous leurs rites, traditions et valeurs que la mafia compose une véritable société, regroupant toutes les caractéristiques nécessaires.
Leurs activités économiques
Source:http://www.judiciary
.state.nj.us/hudson/
images/money.jpg Voici les deux principales activités économiques de la mafia :
Trafic de narcotique : le trafic de narcotique permet de considérer l'ampleur de l'influence des profits des activités économiques mafieuses. En fait, le département de statistiques du Fond Monétaire International estime le chiffre d'affaire annuel des activités mafieuses du monde entre 700 et 1000 milliards de dollars américains dont près de 400 milliards pour le trafic de narcotique. Comme la plupart d'entre nous le savons déjà, la principale activité économique de la mafia est le trafic de narcotique. En fait, cette activité est à la base de toute une structure de réinvestissements et de créations de profits. Donc, le trafic de narcotique génère une grosse somme de profits. Une partie de ces profits seront réinvestit directement à l'intérieur du marché noir, une partie sera non blanchit et une autre partie sera investit dans l'économie, soit dans le marché légal. Dans le tableau suivant, on voit bien la répartition de l'argent.
Le blanchiment : la façon de faire se nomme le blanchiment. Ce processus se fait en trois étapes : le placement, l'empilage et l'intégration.
La première étape, aussi appelée phase de conversion, consiste à convertir l'argent illicite sous d'autres formes comme le « dépôt sur des comptes bancaires d'hommes de paille [et l'] acquisition d'objets précieux facilement négociables partout dans le monde [...]. La conversion est parfois précédée d'une phase d'évasion » (3) qui consiste à déplacer l'argent, souvent dans un autre pays, avant d'effectuer la conversion qui constitue la phase la plus dangereuse du blanchiment.
La deuxième phase, l'empilage, constitue à dissimuler les profits par le placement dans des sociétés commerciales, tels que les restaurants, la bourse ou l'immobilier. L'avantage de ces milieux est, qu'à leurs tours, ils génèreront des profits. La plupart des investissements ne pourront pas être retrouvés grâce à l'informatique (virements bancaires sur Internet). À cette étape, l'argent peut être investit dans des sociétés illicites comme licites.
La dernière étape est l'intégration des profits dans des affaires complètement légales. À ce point, le blanchiment est complété et il sera alors impossible de retracer les profits du trafic de narcotique comme les profits des investissements fait avec cet argent, dans l'économie internationale.
Leur rapport avec le pouvoir
Source: www.lynbrook.k12.ny.us/.../ newbooks/mafia.jpg
Leur préférence politique
La mafia exerce une grande influence sur la politique dans notre société principalement grâce à la corruption qu'ils ont réussit à établir sur les partis au pouvoir. Il faut toujours se rappeler que la mafia n'endosse aucun parti politique précis, plutôt le parti au pouvoir. La seule préférence pouvant être notée serait les partis à idéologies conservatrices ou à caractère catholique.
Objectifs
Pour la mafia, la corruption du pouvoir politique est un exercice purement fonctionnel. L'organisation « ne cherch[e] pas à gouverner le monde, [elle veut] le contrôler. prendre le pouvoir mais s'en servir pour s'enrichir. » (4) La corruption a pour finalité de s'assurer des avantages en obtenant de l'information, des dérogations, des marchés et des autorisations.
Les deux raisons d'être de la corruption de la mafia sont la défense et le fonctionnel. Pour s'assurer la défense, la mafia corrompt principalement les fonctionnaires et le corps policier. La deuxième raison réside dans la corruption du pouvoir politique, du pouvoir de décision qui constitue le principal aspect de cette activité.
Procédures
Dès les élections, la mafia s'allie au parti politique en lui prêtant de l'argent (primordial en temps de campagne électorale) et en exerçant un certain contrôle des votes. Une fois l'élection remportée, le parti politique au pouvoir a désormais une dette envers la mafia, non seulement pour le remboursement du prêt mais aussi par rapport aux déplacements de magistrats ou fonctionnaires gênants exécutés par la mafia.
Dans tout le phénomène de la corruption politique, la mafia n'est en fait qu'un intermédiaire entre l'autorité et les entreprises. Tous y gagnent dans ces transactions. Le pouvoir politique s'assure l'électorat par la mafia. Les entreprises se font entendrent par le pouvoir politique et s'assurent la protection de la mafia. En fait, ils n'auraient pas besoin de cette protection s'ils n'avaient pas fait affaire avec la mafia en premier lieu. En effet, la mafia utilisera les entreprises, en prétextant le retour de service, pour ses activités illicites. Donc sans la mafia, les entreprises n'auraient pas glissé vers l'illégalité et n'auraient ainsi pas eu besoin de la protection de la mafia. On comprend que la grande gagnante dans cette transaction est la mafia. Elle s'assure la protection politique et toutes les obtentions mentionnées plus haut et s'attribue de nouveaux marchés à inclure dans leur blanchiment. On voit clairement que la mafia ne fait rien qui ne lui rapporte pas un avantage non négligeable
